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Marcel Langlois

Marcel LANGLOIS

 

 

 

Chef du 8e Groupe des Camelots du Roi de la Région Parisienne



né en 1905 et habitant Saint Germain en Laye, major de sa promotion à l'Institut de Chimie, ingénieur dans la recherche.

Toujours devant dans les diverses responsabilités de la vie et en assumant les conséquences, au point critique où la décision et l'énergie sont requises par des circonstances aigues.



"Le 10 juin 1933, au cours de la conférence pseudo-pacifiste faite au Musée Social, sous les auspices d'une prétendue "Union Douanière Européenne", par le futur maître de ballet-rose André Le Trocquer, ce fut Marcel Langlois qui mena ses camarades à l'assaut, consommant la déroute des pro-allemands et ce fut lui que la Xe Chambre Correctionnelle, le 8 juillet suivant, condamna à 4 mois de prison pour cette vigoureuse réaction de salubrité. Marcel avait imposé silence au ministre Le Trocquer, complice des marchands de canons allemands. Six ans avant le second conflit mondial, les royalistes démontraient continuellement leur lucidité face au danger de l’Allemagne dans la complicité républicaine et les conséquences du mauvais traité de Versailles…



En septembre 1934, il fut avec de nombreux volontaires d'AF sur le Campana en Méditerranée avec Mgr le Comte de Paris alors en exil...Là encore ses qualités de chef étaient remarqués : « et par l’ascendant qu’il exerçait sur ses Camelots : c’était un chef qui payait d’exemple.»



Le dimanche 3 février 1935, "il était chez lui, bien tranquille.Conformément aux devoirs qu'il avait librement acceptés, il s'était ensuite rendu à la permanence du jeune groupe qu'il commandait.Il pouvait y rester et conduire de là des opérations.Mais, combattant en tant que chef, son âge, sa vigueur, son allant, disons le mot, son cœur et son âme lui prêchant le combat, c'était au combat qu'il allait d'instinct.".ses gars reviennent maltraités d'un traquenard, qu'il ne veut pas laissé impunis et part de Saint Germain en voiture, avec les forces dont il dispose, vers le lieu de l'agression.Et là, sur le marché du Pecq (Seine et Oise), "où les communistes avaient interrompu la vente matinale, Marcel Langlois descend de voiture : avec le plus parfait sang froid, il recommence la même vente. L'ennemi, en force doublée, recommence l'agression.Et Langlois, qui devait y périr, rend coup pour coup sans se soucier du nombre des assaillants.Il se battit comme un lion et reçut plusieurs coups dont un très violent à la tête déloyalement. Il revint chez lui en sang pour se reposer mais son état s’aggrava brusquement.L'héroïque histoire s'achève dans le deuil et les larmes de ses parents, de ses amis, de tous ceux qui ont connu cet énergique et brave Français. A 21h15, ce vaillant  s’éteignit en recevant les derniers sacrements...

"Mais, si le deuil est grand, que la douleur ne fasse aucun tort à l'admiration !

A revivre les dernières heures de Marcel Langlois, on est saisi d'un sentiment de respectueuse pitié pour la constance, la fermeté, la dignité de ce grand courage.

Cette sensibilité à l'honneur !

Cette vitesse de la riposte !

Cet esprit d'initiative et de contre-offensive, qui est la marque des chefs !

Cet élan aux dangers dans l'opiniâtre volonté de leur faire face !

On a vu hier que Marcel Langlois, à la tête de sa petite troupe, n'était pas entré dans Le Pecq sans être apostrophé au passage du pont, par les cris menaçants de ses ennemis.D'autres auraient pu reculer, hésiter.Celui-ci est allé son chemin, pour la démonstration de ses droits, de ses libertés, pour la défense morale de son fanion.Tel était Marcel Langlois."

Tel était notre Jean Guiraud assassiné, tel était Philippe Daudet assassiné,  tel était Ernest Berger assassiné, tel était Marius Plateau assassiné et d'autres encore...

Âgé de 30 ans, dévoué à la cause du roi, « Langlois savait mener de front ses études scientifiques et son activité de Camelot du Roi »                                               N’oublions-pas


"C'est ainsi qu'ont vécu et que sont morts, jeunes ou non, enfants ou adultes, nos braves.Il n'y a pas un Camelot, pas un Ligueur, pas un étudiant d'Action française qui ne redise avec moi ce que me disait hier un de leurs chefs :_C'est ainsi que chacun de nous espère bien vivre ou mourir, certains que la victoire nationale et royale sera leur fleur suprême et le sublime fruit du don général de notre temps, de nos forces, de notre action, si besoin est, de notre vie." (C.Maurras, AF 5/2/1935)

 

 
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